Baromètre de la Science Ouverte Évry 2022

Suite à la publication de la nouvelle version du Baromètre national en janvier 2022, disponible à l’adresse https://barometredelascienceouverte.esr.gouv.fr/, la Bibliothèque Universitaire d’Évry propose son adaptation à l’échelle de l’Université d’Évry.

Pour comprendre ou réutiliser le baromètre, vous retrouverez le mode d’emploi à cette adresse.

⚠️ Attention, ce baromètre ne prend en compte que les publications possédant un DOI.

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Ce graphique présente, pour chaque date d’observation depuis 2018, le taux d’accès ouvert des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues durant l’année précédente. Les observations effectuées durant l’année en cours sont actualisées tous les trimestres.
Ainsi, 58 % des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne publiées en 2019 étaient en accès ouvert en 2020 (date d’observation). Et 68 % des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne publiées en 2020 étaient ouvertes en 2021. Le taux d’accès a donc augmenté de 10 points en une année seulement.

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Ce graphique présente, pour chaque date d’observation, le taux d’accès ouvert des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne par date de publication. Chaque ligne représente les taux d’ouverture constatés pour une date d’observation, et les taux d’ouverture sont exprimés en fonction de l’année de parution des publications. Pour chaque année de publication, on observe que le taux d’accès ouvert augmente en fonction de la date à laquelle est effectuée l’observation. Cela est dû au processus de libération des publications les plus récentes par l’expiration des barrières mobiles ou les dépôts sur archives ouvertes après une période d’embargo.
Ainsi, le taux d’accès ouvert des publications parues en 2017 est passé de 42 % en 2018 à 60 % en 2021. Lorsque le taux d’accès ouvert est plus élevé pour la dernière année de publication que pour les années précédentes, cela témoigne d’un raccourcissement des délais dans la mise à disposition en accès ouvert.

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Ce graphique représente pour la date d’observation la plus récente (2021), comment se répartissent les publications de l’Université d’Évry Val d’Essonne en accès ouvert parues durant l’année précédente par voie d’ouverture. Il est à noter que, d’une mise à jour à l’autre, une publication prise individuellement peut changer de statut, par exemple en passant de la catégorie « ouverture via l’éditeur » à « ouverture via l’éditeur et archive ouverte » si la publication a été entre-temps déposée sur une archive ouverte.
On observe que, pour les publications parues en , 38 % sont ouvertes via les deux voies, 20 % uniquement via une archive ouverte et 10 % uniquement via l’éditeur.


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Ce graphique représente pour la date d’observation la plus récente (2021), comment se répartissent les publications de l’Université d’Évry Val d’Essonne en accès ouvert parues durant l’année précédente par voie d’ouverture. Il est à noter que, d’une mise à jour à l’autre, une publication prise individuellement peut changer de statut, par exemple en passant de la catégorie « ouverture via l’éditeur » à « ouverture via l’éditeur et archive ouverte » si la publication a été entre-temps déposée sur une archive ouverte.
On observe que, pour les publications parues en , 38 % sont ouvertes via les deux voies, 20 % uniquement via une archive ouverte et 10 % uniquement via l’éditeur.

Quels sont les types de publication les plus ouverts ?

Les publications scientifiques prennent des formes variées : les articles sont les plus courants, mais il existe également des ouvrages (monographies rédigées par un seul auteur ou ouvrages collectifs rassemblant diverses contributions), des actes de conférence, des prépublications, c’est-à-dire des articles proposés à la discussion avant soumission à une revue scientifique, etc. Les types de publication privilégiés varient en fonction des disciplines et des communautés disciplinaires. Chaque type de publication a sa propre logique de diffusion, ce qui explique que les taux d’accès ouvert varient de l’un à l’autre.


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Ce graphique présente le taux d’accès ouvert des différents types de publications de l’Université d’Évry Val d’Essonne, en considérant l’ensemble des publications parues en 2020. Il précise, pour chacun, quelles sont les voies d’ouverture empruntées. Les pratiques de diffusion des prépublications sur des plateformes ouvertes dédiées expliquent que leur taux d’accès ouvert avoisine les 100 %.
On remarque notamment que le baromètre mesure un ratio de 71 % d’accès ouvert pour les articles de revue, et 46 % d’accès ouvert pour les chapitres d’ouvrage. Les initiatives d’accès ouvert ont en effet historiquement démarré par les revues et les articles. Les ouvrages et les chapitres sont moins engagés dans le processus d’ouverture.

Quelles sont les langues de publication ?

Le baromètre permet à la fois de mesurer la domination de l’anglais comme langue scientifique et le maintien significatif d’une production en français, qui participe au multilinguisme de la communication savante. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour interpréter le différentiel du taux d’accès ouvert en fonction des langues de publication des chercheurs français : les normes internationales en matière d’accès ouvert, la sensibilité propre des disciplines qui publient majoritairement en français ou en anglais, le développement des capacités d’édition en accès ouvert dans les différentes aires linguistiques.


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Ce graphique montre le taux d’accès ouvert des publications de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 en fonction de leur langue de publication, tout en précisant les voies de l’ouverture. La donnée concernant la langue a été extraite des métadonnées de PubMed si disponible, ou inférée à partir du titre et du résumé dans le reste des cas.
On remarque notamment que, parmi les publications parues en 2020, on dénombre 509 publications en anglais dont 356 ouvertes et 153 fermées (soit un taux d’accès ouvert de 70 %), et 43 publications en français dont 20 ouvertes et 23 fermées (soit un taux de 47 %). Les publications en langue française sont donc moins ouvertes que les publications en langue anglaise. Les publications en espagnol, allemand et portugais représentent de plus petits effectifs, statistiquement moins significatifs.

Quelle est la dynamique d’ouverture en fonction de ses disciplines ?

Le niveau d’ouverture des publications varie de manière significative d’une discipline à l’autre, en fonction de la sensibilité des communautés scientifiques et de la diversité de leurs pratiques. Ces variations s’observent également dans la trajectoire d’évolution du niveau d’ouverture dans le temps. Certaines disciplines comme l’astronomie et les mathématiques ont une ancienne tradition d’ouverture des publications, d’autres connaissent des processus d’accélération plus récents (chimie, biologie fondamentale). Toutes, cependant, sont inscrites dans une dynamique d’ouverture. Il peut exister des artefacts liés aux sources de données (en SHS et en informatique, une partie des publications n’est pas identifiable par notre méthodologie).

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Pour chaque année d’observation depuis 2018, le baromètre estime le taux d’accès ouvert des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues durant l’année précédente. Ce graphique présente, pour chaque champ disciplinaire, l’évolution du taux d’accès ouvert observé chaque année pour les publications de l’année précédente. Cette visualisation permet d’observer et de comparer les dynamiques d’ouverture des différentes disciplines : chaque point sur une ligne représente le taux constaté lors d’une année d’observation. Ainsi, plus la distance entre deux points consécutifs est grande, plus le taux d’accès ouvert a évolué entre deux années d’observation.
On observe par exemple que c’est la discipline « chimie » qui a marqué la plus forte augmentation du taux de publications en accès ouvert par rapport à 2018, passant de 10 % à 86 % d’ouverture.

Quelles sont les voies d’ouverture choisies en fonction des disciplines ?

Toutes les disciplines n’adoptent pas les mêmes vecteurs pour publier en accès ouvert. Pour certaines, la pratique du dépôt en archive ouverte est historiquement ancrée et légitime. Mathématiciens, physiciens et informaticiens ont depuis longtemps pratiqué les archives ouvertes en amont de la soumission aux revues. Les sciences humaines confient plus volontiers leur ouverture aux éditeurs. Entre les deux existent de nombreuses situations, propres à l’organisation et à l’histoire des disciplines. Le fait le plus marquant dans le domaine de la biologie-santé est l’existence d’une politique internationale, d’abord à l’initiative des organisations finançant des projets de recherche, qui conduisent à un dépôt systématique, avec ou sans embargo, dans PubMed Central (PMC) aux États-Unis, ou Europe PMC en Europe, ce qui fait que ces disciplines s’ouvrent à la fois sur les plateformes des éditeurs mais aussi dans une archive ouverte mondialement utilisée. Du point du vue du Plan national pour la science ouverte, la cohabitation des deux modèles (ouverture via les éditeurs et via les archives ouvertes) ne présente ni contradiction ni inconvénient. En revanche, elle permet une bonne résilience du système.

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Pour chaque discipline, ce graphique représente, pour les publications françaises parues en et à la date d’observation la plus récente (2021), quelle est la part respective des différentes voies d’ouverture : publication en accès ouvert par l’éditeur, dépôt dans une ou plusieurs archives ouvertes, ou bien ces deux voies simultanément.
Il est à noter que, d’une mise à jour à l’autre, chaque publication prise individuellement peut changer de statut, par exemple en passant de la catégorie « ouverture via l’éditeur » à « ouverture via l’éditeur et archive ouverte » si la publication a été déposée sur une archive ouverte entretemps.
On remarque notamment que, pour les publications publiées en en biologie fondamentale, 10 % des publications sont ouvertes via la voie archive ouverte, 62 % sont ouvertes via la voie éditeur & archive ouverte et 8 % le sont via la voie éditeur.

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Dans ce graphique, chaque discipline est représentée par une bulle dont la taille est proportionnelle au volume des publications de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en . Le positionnement de la bulle indique quelles sont les voies privilégiées pour l’ouverture des publications dans la discipline concernée : plus la bulle est à droite, plus la part de publications ouvertes par l’éditeur est importante pour cette discipline ; plus la bulle est en haut, plus la part de publications déposées sur une archive ouverte est importante. Lorsque la bulle est positionnée en haut et à droite du graphique, cela signifie que les publications de cette discipline sont ouvertes simultanément sur la plateforme de publication de l’éditeur et sur une ou plusieurs archives ouvertes. Ainsi, les mathématiques sont très adeptes des archives ouvertes et les sciences humaines confient plus volontiers leur ouverture aux éditeurs. Si la somme de la part des publications ouvertes par l’éditeur et celle sur archive ouverte est supérieure à 100 %, cela signifie que certaines publications sont déposées à 2 (ou plus) endroits à la fois. Entre les deux existent de nombreuses situations, propres à l’organisation et à l’histoire des disciplines. Le fait le plus marquant dans ce domaine est l’existence d’une politique mondiale de dépôt systématique dans PubMed Central par les éditeurs, ce qui fait que ces disciplines s’ouvrent à la fois sur les plateformes des éditeurs mais aussi dans une archive ouverte mondialement utilisée. Du point du vue du Plan national pour la science ouverte, la cohabitation des deux modèles (ouverture via les éditeurs et via les archives ouvertes) ne présente ni contradiction ni inconvénient. En revanche, elle permet une bonne résilience du système.

Quelle est la dynamique d’ouverture des publications par les éditeurs ?

Le paysage éditorial mondial est extrêmement diversifié. On dénombre environ 12 000 éditeurs scientifiques sur la planète, qui ont une histoire différente. Il peut s’agir d’entreprises commerciales ou de structures à but non lucratif, d’entreprises d’édition nationales ou multinationales, de sociétés savantes, de presses universitaires au statut public, etc. Certains acteurs sont nés pour publier en accès ouvert, tandis que d’autres ont engagé plus ou moins fortement et récemment un transition vers l’accès ouvert, avec des modèles variés. On constate une tendance partagée à publier de plus en plus en accès ouvert.
On ne mesure pas ici le taux d’accès ouvert des éditeurs français, mais des éditeurs dans lesquels les chercheurs français publient. On ne mesure pas non plus la réduction progressive des durées de barrières mobiles.

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Pour chaque année d’observation depuis 2018, ce graphique représente la part des publications scientifiques de l’Université d’Evry Val d’Essonne parues durant l’année précédente qui sont mises à disposition en accès ouvert par leur éditeur. Certaines de ces publications peuvent être disponibles simultanément dans une archive ouverte. En revanche, les publications qui sont disponibles uniquement via une archive ouverte ne sont pas prises en compte.
Ainsi, en 2021, 48 % des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 étaient mises à disposition en accès ouvert par leur éditeur.
Le graphique permet d’effectuer un tri en fonction de l’éditeur ou de la plateforme de publication, lorsque celle-ci agrège les contenus de plusieurs éditeurs : il est alors possible de visualiser, pour chaque éditeur ou plateforme, la part des publications qu’il met à disposition en accès ouvert.

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Ce graphique présente, pour chaque année d’observation et par date de parution, la part des publications scientifiques de l’Université d’Evry Val d’Essonne qui sont mises à disposition en accès ouvert par leur éditeur. Chaque ligne représente les taux constatés à une date d’observation, et les taux sont exprimés en fonction du volume de publications parues dans l’année observée. On observe que, pour les publications parues une année donnée, le taux de mise à disposition en accès ouvert par l‘éditeur varie d’une date d’observation à l’autre. Cela est dû par exemple au processus de libération des publications les plus récentes par l’expiration des barrières mobiles.
Ainsi, entre 2018 et 2021, la part des publications parues en 2017 qui sont mises à disposition en accès ouvert par leur éditeur est passé de 28 % à 38 %.

Quels sont les modèles économiques des revues où sont publiés les articles en accès ouvert ?

La diffusion d’articles en accès ouvert par les éditeurs de revues scientifiques s’appuie sur des modèles économiques variés. Certains éditeurs ont remplacé les revenus traditionnellement issus des abonnements par le paiement de frais de publications (APC) facturés à l’article, à la charge des chercheurs, de leurs institutions ou de leurs financeurs. Ce changement de modèle s’opère généralement à l’échelle d’une revue entière (modèle tout APC), mais il arrive que, pour certains titres, les éditeurs maintiennent l’abonnement tout en proposant aux auteurs d’ouvrir leur article moyennant le paiement de frais de publication (modèle dit hybride), en instaurant ainsi un double paiement particulièrement peu lisible. Certains éditeurs ne facturent pas de frais de publication mais mobilisent, dans le cadre d’une activité non commerciale, des financements issus d’États, d’acteurs publics, d’universités ou d’autres organisations à but non lucratif, afin de financer en amont l’activité éditoriale et de publication : c’est ce qu’on appelle la voie diamant. Enfin, d’autres modèles existent, comme celui consistant pour l’éditeur à percevoir des abonnements pour les publications les plus récentes tout en les diffusant en accès ouvert au terme d’un délai fixé (barrière mobile).

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Ce graphique indique la répartition des articles scientifiques parus en 2020 et diffusés en accès ouvert par leur éditeur, en fonction du modèle économique de la revue dans laquelle ils sont publiés. Il distingue trois types de modèles économiques : les articles publiés dans des revues entièrement en accès ouvert qui ne facturent pas de frais de publication (« diamant »), les articles publiés dans des revues entièrement en accès ouvert qui facturent des frais de publication (« Gold full APC »), et des articles publiés dans des revues hybrides (dont une partie du contenu seulement est en accès ouvert et l’autre partie est ouverte par des frais de publications payés individuellement), et enfin tous les autres cas. La partie « Diamant » est probablement sous-estimée.
On observe notamment que pour les publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne publiées en 2020, le diamant représente 5 % des articles diffusés en accès ouvert par leur éditeur.

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Ce graphique indique, pour les articles mis à disposition en accès ouvert par l’éditeur et par année de parution, leur répartition en fonction du modèle économique de la revue dans laquelle ils sont publiés. Il distingue quatre types de modèles économiques : les articles publiés dans des revues entièrement en accès ouvert qui ne facturent pas de frais de publication (« diamant »), les articles publiés dans des revues entièrement en accès ouvert qui facturent des frais de publication (« Gold full APC »), et des articles publiés dans des revues hybrides (dont une partie du contenu seulement est en accès ouvert et l’autre partie est ouverte par des frais de publications payés individuellement), et enfin tous les autres cas. La partie « Diamant » est probablement sous-estimée.
Entre 2018 et 2019, on remarque donc que la part d’articles publiés dans une revue diamant passe de 6 % à 4 %.

Quelles sont les politiques d’ouverture des éditeurs ?

En 2016, la loi pour une République numérique a rendu possible, pour les chercheurs qui ont publié un article scientifique chez un éditeur, d’en déposer la version acceptée pour publication dans une archive ouverte, moyennant un délai (embargo) qui peut être fixé par l’éditeur mais ne peut excéder 6 mois pour les sciences, techniques et médecine et 12 mois pour les sciences humaines et sociales. Le dépôt en archive ouverte constitue donc le moyen de contrebalancer la politique restrictive de certains éditeurs en matière d’accès ouvert et joue dans ce cas un rôle décisif dans l’accès de tous aux résultats de la recherche française. À l’inverse, lorsque l’éditeur publie nativement en accès ouvert, le dépôt en archive ouverte peut apparaître moins nécessaire aux auteurs. Il reste cependant utile et souhaitable. Un dépôt sur l’archive ouverte nationale HAL permet ainsi de garantir la conservation pérenne des contenus et la maîtrise des résultats de la recherche scientifique française, quels que soient les aléas qui touchent les éditeurs ou leurs plateformes de diffusion.

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Ce graphique indique, pour chaque éditeur ou plateforme de publication, le taux d’accès ouvert des publications de l’Université d’Evry Val d’Essonne parues en 2020 ainsi que les modalités de cette ouverture. Sont pris en considération par ordre décroissant, les 25 éditeurs ou plateformes publiant le plus d’articles scientifiques de chercheurs français. Lorsque plusieurs éditeurs utilisent la même plateforme de publication, c’est le niveau plateforme qui a été pris en considération. Pour chacun, le graphique distingue, d’une part, les publications diffusées en accès ouvert par l’éditeur ou la plateforme et, d’autre part, les publications qui sont ouvertes exclusivement via un dépôt en archive ouverte. Une publication parue dans une revue en accès ouvert et déposée simultanément sur une archive ouverte sera comptabilisée dans la première catégorie. Cela permet d’estimer les politiques menées par les éditeurs et les plateformes de publications en matière d’accès ouvert, et de voir comment elles s’articulent avec les pratiques de dépôt en archive ouverte.

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Ce graphique représente chaque éditeur ou plateforme de publications par une bulle dont la taille est proportionnelle au volume des publications de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 qu’il diffuse. Lorsque plusieurs éditeurs utilisent la même plateforme de publication, c’est le niveau plateforme qui a été pris en considération. Le positionnement de la bulle indique quelles sont les voies d’ouverture les plus opérantes pour cet éditeur ou plateforme : plus la bulle est à droite, plus la part de publications diffusées nativement en accès ouvert est importante ; plus la bulle est en haut, plus la part de publications disponibles dans une archive ouverte est importante. Lorsque la bulle est positionnée en haut et à droite du graphique, cela signifie que les publications sont ouvertes simultanément par l’éditeur et via un dépôt en archive ouverte. Cette configuration offre à la fois l’avantage d’une édition en accès ouvert et la garantie d’une pérennisation des contenus.
On peut notamment lire sur ce graphique que 36 % des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues chez Wiley sont diffusées en accès ouvert par l’éditeur, et que 53 % d’entre elles sont disponibles dans une archive ouverte.

Quel est le poids des revues présentes dans la liste de Beall dans le total de la production française ?

Les revues prédatrices sont caractérisées par une absence de réelles pratiques d’évaluation par les pairs. Elles ont en général une approche marketing agressive à destination des auteurs, publient en un temps record, sans évaluation, sont peu attentives à la diffusion de leur production et font payer des frais de publication pour un service qui n’apporte pas les qualités attendues pour un éditeur scientifique. Il est délicat d’estimer l’attractivité de ces revues chez les chercheurs français, l’établissement d’une liste d’éditeurs et de revues prédatrices étant très difficile, pour de nombreuses raisons. En nous appuyant sur la dernière version connue de la liste dite « de Beall », liste très controversée, nous estimons que 3 % au maximum des publications françaises publiées en 2020 relèveraient de revues dites prédatrices, soit environ 4 900 articles. Nous ne diffusons cependant pas de graphique et de jeu de données, car nous ne disposons pas d’une méthodologie et de données sources faisant assez consensus. Nous continuons à explorer ce sujet pour trouver une méthode qui serait plus robuste.

Quelles licences sont utilisées pour l’ouverture des publications françaises ?

L’accès ouvert aux publications scientifiques suppose non seulement la possibilité de les lire sans avoir à surmonter de barrière tarifaire ou technique, mais encore la possibilité de les réutiliser en citant leur(s) auteur(es). Les conditions précises de réutilisation sont définies au moyen de licences libres, en particulier les licences Creative Commons qui sont les plus couramment utilisées. Ainsi les éditeurs qui mettent en œuvre une politique de science ouverte devraient non seulement diffuser les publications en accès ouvert, mais y apposer une licence libre sécurisant la réutilisation des contenus par les lecteurs, qu’il s’agisse de chercheurs, d’enseignants, de professionnels ou d’autres acteurs sociaux. L’utilisation des licences facilite ainsi la diffusion des connaissances scientifiques dans la société.

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Ce graphique indique, pour les publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 et diffusées en accès ouvert par leur éditeur, quelle proportion est accompagnée d’une licence libre précisant les conditions de réutilisation. Le bouton « Voir le détail » permet de visualiser plus finement le type de licence utilisée, en particulier pour les licences Creative Commons. Il est possible de sélectionner un éditeur ou une plateforme de publication (lorsque plusieurs éditeurs utilisent la même plateforme, c’est le niveau plateforme qui a été privilégié).
Ainsi, 70 % des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 qui sont diffusées en accès ouvert par leur éditeur sont accompagnées d’une licence libre. À l’intérieur des licences libres, c’est la licence CC-BY qui est majoritaire avec 56 % des publications.

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Ce graphique indique, pour chaque éditeur ou plateforme de publication qui diffuse en accès ouvert des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020, la part d’entre elles qui sont accompagnées d’une licence libre. Sont pris en considération, par ordre décroissant, les 25 éditeurs ou plateformes publiant le plus d’articles scientifiques français en accès ouvert. Lorsque plusieurs éditeurs utilisent la même plateforme de publication, c’est le niveau plateforme qui a été pris en considération. Attention, en l’absence de licence, c’est le droit d’auteur normal qui s’impose.
Ainsi, Elsevier indique une licence libre pour 36 % des publications françaises parues en 2020 qu’il diffuse en accès ouvert.

Quel est l’impact financier des frais de publication ?

L’un des modèles de financement de la publication scientifique en accès ouvert repose sur le paiement de frais de publications (APC) que les éditeurs facturent à l’article et qui sont pris en charge par les chercheurs, leurs institutions ou leurs financeurs. Ce modèle est le fait d’éditeurs commerciaux, à qui il permet en particulier d’aménager une transition vers l’abandon des abonnements tout en maintenant leur marge bénéficiaire. Il se révèle très onéreux et incertain pour les institutions de recherche publiques, d’autant plus qu’il s’accompagne d’une inflation du nombre d’articles publiés. Il devrait être mis en balance avec d’autres modèles économiques vertueux – en particulier le modèle « diamant » – qui permettent une plus grande maîtrise des coûts et une plus grande équité dans l’accès à la publication pour les chercheurs.

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Ce graphique montre la distribution des publications scientifiques de l’Université d’Evry Val d’Essonne parues en 2020 et diffusées en accès ouvert par leur éditeur moyennant le paiement de frais de publication, en fonction du tarif appliqué (montant d’APC). Chaque point sur une courbe représente un volume de publications parues pour une tranche tarifaire d’APC. On distingue la courbe représentant les publications parues dans des revues dont tous les contenus sont en accès ouvert (« APC Gold ») et la courbe représentant les publications parues dans des revues hybrides, donc une partie seulement des contenus est en accès ouvert tandis que l’autre est soumise à abonnement. Il est possible de visualiser la distribution pour chaque éditeur ou plateforme de publication. Lorsque plusieurs éditeurs utilisent la même plateforme de publication, c’est le niveau plateforme qui a été privilégié.

Quelle est la dynamique d’ouverture des publications sur les archives ouvertes ?

Les archives ouvertes sont des plateformes en accès ouvert sur lesquelles sont déposées des publications scientifiques, qui peuvent être consultées par tous. Elles sont alimentées le plus souvent par un dépôt effectué par les auteurs, mais peuvent l’être dans certains cas par les éditeurs de revues eux-mêmes. Les archives ouvertes assument différentes fonctions : elles rendent disponibles en accès ouvert des articles qui paraissent dans des revues sous abonnement, elles assurent la conservation pérenne de la littérature scientifique et facilitent l’identification de la production d’un laboratoire ou d’un établissement. Plusieurs leviers incitatifs ont conduit à une augmentation des dépôts de publications scientifiques françaises dans une archive ouverte. C’est une obligation pour les publications issues de projets financés par l’ ANR depuis 2019. Le baromètre comptabilise également parmi les archives ouvertes les serveurs de prépublications, sur lesquels les chercheurs déposent des versions initiales de leurs manuscrits pour les proposer à la relecture de leurs pairs, avant la soumission formelle à une revue.

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Pour chaque d’année d’observation depuis 2018, le graphique représente la part des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues durant l’année précédente qui sont disponibles dans une archive ouverte. Certaines de ces publications peuvent être simultanément mises à disposition en accès ouvert par leur éditeur.
Ainsi, en 2021, 58 % des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 étaient disponibles sur une archive ouverte.
Le graphique permet de sélectionner une plateforme d’archives ouvertes et de visualiser la part des publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues durant l’année précédente qui y sont disponibles.

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Ce graphique présente, pour chaque date d’observation et par année de publication, le taux de publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne qui sont disponibles dans une archive ouverte. Chaque ligne représente les taux constatés pour une date d’observation et chaque taux est exprimé en fonction du volume de publications parues dans l’année observée. On observe que, pour les publications parues durant une année donnée, les taux de disponibilité sur une archive ouverte progressent d’une année d’observation à l’autre. Cela est dû au fait que les auteurs des publications procèdent progressivement à leur dépôt en archive ouverte, en particulier lorsque les embargos imposés par les éditeurs ont expiré.
Ainsi, entre 2018 et 2021, le taux des publications parues en 2017 qui sont disponibles dans une archive ouverte est passé de 34 % à 50 %.

Quelles sont les archives ouvertes les plus utilisées pour les publications françaises ?

HAL, Pubmed Central, ArXiv et BioRxiv sont les archives qui ont accueilli le plus de publications françaises de 2020. Plusieurs facteurs conditionnent le choix par les chercheurs d’une archive ouverte pour déposer leur publication. Certaines archives font référence dans une discipline (PubMed Central (PMC) pour la recherche médicale), d’autres sont centrées sur la production scientifique d’un pays (HAL pour la France). Une même publication peut être déposée simultanément dans plusieurs archives ouvertes. Le dépôt dans des archives ouvertes d’institutions de recherche étrangères tient à la présence de co-auteurs qui y sont affiliés.

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Ce graphique indique quelles sont les principales archives ouvertes hébergeant les publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020, en précisant pour chacune le nombre de publications concernées. Lorsqu’une même publication est déposée sur plusieurs archives ouvertes, elle est comptée plusieurs fois.
On observe notamment que HAL héberge 218 publications du périmètre en 2020. L’archive ouverte HAL (toutes disciplines) est donc la principale archive ouverte utilisée pour les publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne devançant PubMed Central (biomédecine), arXiv (physique, mathématiques et informatique) et bioRxiv (biologie).

Quelle place occupe HAL dans la dynamique des archives ouvertes ?

HAL est une archive ouverte pluridisciplinaire qui héberge en majorité des publications scientifiques françaises – même si son périmètre ne s’y limite pas. Elle a vocation à jouer le rôle d’archive nationale de la recherche française, garantissant à la fois le libre accès aux publications scientifiques et leur conservation. Pour autant, HAL n’est pas la seule archive ouverte utilisée par les chercheurs français : en fonction de leur contexte institutionnel ou de leurs pratiques disciplinaires, ceux-ci peuvent privilégier des dépôts sur d’autres plateformes, en particulier lorsqu’elles ont une vocation internationale. Dès lors, la mise en place de processus permettant de référencer et d’intégrer dans HAL des publications scientifiques françaises déposées sur d’autres archives ouvertes est un axe de développement important.

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HAL est la principale archive ouverte utilisée pour ouvrir les publications scientifiques françaises. Ce graphique indique parmi les publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne disponibles sur une archive ouverte, la proportion de celles disponibles sur HAL, par année de publication, telle qu’observée en 2021.
On voit notamment que parmi les publications scientifiques de l’Université d’Évry Val d’Essonne parues en 2020 et ouvertes sur une archive, 68 % sont disponibles sur HAL (et donc 32 % ne sont pas disponibles sur HAL mais sur au moins une autre archive).

Général

Quels sont les types de publication les plus ouverts ?

Les publications scientifiques prennent des formes variées : les articles sont les plus courants, mais il existe également des ouvrages (monographies rédigées par un seul auteur ou ouvrages collectifs rassemblant diverses contributions), des actes de conférence, des prépublications, c’est-à-dire des articles proposés à la discussion avant soumission à une revue scientifique, etc. Les types de publication privilégiés varient en fonction des disciplines et des communautés disciplinaires. Chaque type de publication a sa propre logique de diffusion, ce qui explique que les taux d’accès ouvert varient de l’un à l’autre.

Quelles sont les langues de publication ?

Le baromètre permet à la fois de mesurer la domination de l’anglais comme langue scientifique et le maintien significatif d’une production en français, qui participe au multilinguisme de la communication savante. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour interpréter le différentiel du taux d’accès ouvert en fonction des langues de publication des chercheurs français : les normes internationales en matière d’accès ouvert, la sensibilité propre des disciplines qui publient majoritairement en français ou en anglais, le développement des capacités d’édition en accès ouvert dans les différentes aires linguistiques.
Les disciplines

Quelle est la dynamique d’ouverture en fonction de ses disciplines ?

Le niveau d’ouverture des publications varie de manière significative d’une discipline à l’autre, en fonction de la sensibilité des communautés scientifiques et de la diversité de leurs pratiques. Ces variations s’observent également dans la trajectoire d’évolution du niveau d’ouverture dans le temps. Certaines disciplines comme l’astronomie et les mathématiques ont une ancienne tradition d’ouverture des publications, d’autres connaissent des processus d’accélération plus récents (chimie, biologie fondamentale). Toutes, cependant, sont inscrites dans une dynamique d’ouverture. Il peut exister des artefacts liés aux sources de données (en SHS et en informatique, une partie des publications n’est pas identifiable par notre méthodologie).

Quelles sont les voies d’ouverture choisies en fonction des disciplines ?

Toutes les disciplines n’adoptent pas les mêmes vecteurs pour publier en accès ouvert. Pour certaines, la pratique du dépôt en archive ouverte est historiquement ancrée et légitime. Mathématiciens, physiciens et informaticiens ont depuis longtemps pratiqué les archives ouvertes en amont de la soumission aux revues. Les sciences humaines confient plus volontiers leur ouverture aux éditeurs. Entre les deux existent de nombreuses situations, propres à l’organisation et à l’histoire des disciplines. Le fait le plus marquant dans le domaine de la biologie-santé est l’existence d’une politique internationale, d’abord à l’initiative des organisations finançant des projets de recherche, qui conduisent à un dépôt systématique, avec ou sans embargo, dans PubMed Central (PMC) aux États-Unis, ou Europe PMC en Europe, ce qui fait que ces disciplines s’ouvrent à la fois sur les plateformes des éditeurs mais aussi dans une archive ouverte mondialement utilisée. Du point du vue du Plan national pour la science ouverte, la cohabitation des deux modèles (ouverture via les éditeurs et via les archives ouvertes) ne présente ni contradiction ni inconvénient. En revanche, elle permet une bonne résilience du système.
Les éditeurs

Quelle est la dynamique d’ouverture des publications par les éditeurs ?

Le paysage éditorial mondial est extrêmement diversifié. On dénombre environ 12 000 éditeurs scientifiques sur la planète, qui ont une histoire différente. Il peut s’agir d’entreprises commerciales ou de structures à but non lucratif, d’entreprises d’édition nationales ou multinationales, de sociétés savantes, de presses universitaires au statut public, etc. Certains acteurs sont nés pour publier en accès ouvert, tandis que d’autres ont engagé plus ou moins fortement et récemment un transition vers l’accès ouvert, avec des modèles variés. On constate une tendance partagée à publier de plus en plus en accès ouvert. On ne mesure pas ici le taux d’accès ouvert des éditeurs français, mais des éditeurs dans lesquels les chercheurs français publient. On ne mesure pas non plus la réduction progressive des durées de barrières mobiles.

Quels sont les modèles économiques des revues où sont publiés les articles en accès ouvert ?

La diffusion d’articles en accès ouvert par les éditeurs de revues scientifiques s’appuie sur des modèles économiques variés. Certains éditeurs ont remplacé les revenus traditionnellement issus des abonnements par le paiement de frais de publications (APC) facturés à l’article, à la charge des chercheurs, de leurs institutions ou de leurs financeurs. Ce changement de modèle s’opère généralement à l’échelle d’une revue entière (modèle tout APC), mais il arrive que, pour certains titres, les éditeurs maintiennent l’abonnement tout en proposant aux auteurs d’ouvrir leur article moyennant le paiement de frais de publication (modèle dit hybride), en instaurant ainsi un double paiement particulièrement peu lisible. Certains éditeurs ne facturent pas de frais de publication mais mobilisent, dans le cadre d’une activité non commerciale, des financements issus d’États, d’acteurs publics, d’universités ou d’autres organisations à but non lucratif, afin de financer en amont l’activité éditoriale et de publication : c’est ce qu’on appelle la voie diamant. Enfin, d’autres modèles existent, comme celui consistant pour l’éditeur à percevoir des abonnements pour les publications les plus récentes tout en les diffusant en accès ouvert au terme d’un délai fixé (barrière mobile).

Quelles sont les politiques d’ouverture des éditeurs ?

En 2016, la loi pour une République numérique a rendu possible, pour les chercheurs qui ont publié un article scientifique chez un éditeur, d’en déposer la version acceptée pour publication dans une archive ouverte, moyennant un délai (embargo) qui peut être fixé par l’éditeur mais ne peut excéder 6 mois pour les sciences, techniques et médecine et 12 mois pour les sciences humaines et sociales. Le dépôt en archive ouverte constitue donc le moyen de contrebalancer la politique restrictive de certains éditeurs en matière d’accès ouvert et joue dans ce cas un rôle décisif dans l’accès de tous aux résultats de la recherche française. À l’inverse, lorsque l’éditeur publie nativement en accès ouvert, le dépôt en archive ouverte peut apparaître moins nécessaire aux auteurs. Il reste cependant utile et souhaitable. Un dépôt sur l’archive ouverte nationale HAL permet ainsi de garantir la conservation pérenne des contenus et la maîtrise des résultats de la recherche scientifique française, quels que soient les aléas qui touchent les éditeurs ou leurs plateformes de diffusion.

Quel est le poids des revues présentes dans la liste de Beall dans le total de la production française ?

Les revues prédatrices sont caractérisées par une absence de réelles pratiques d’évaluation par les pairs. Elles ont en général une approche marketing agressive à destination des auteurs, publient en un temps record, sans évaluation, sont peu attentives à la diffusion de leur production et font payer des frais de publication pour un service qui n’apporte pas les qualités attendues pour un éditeur scientifique. Il est délicat d’estimer l’attractivité de ces revues chez les chercheurs français, l’établissement d’une liste d’éditeurs et de revues prédatrices étant très difficile, pour de nombreuses raisons. En nous appuyant sur la dernière version connue de la liste dite « de Beall », liste très controversée, nous estimons que 3 % au maximum des publications françaises publiées en 2020 relèveraient de revues dites prédatrices, soit environ 4 900 articles. Nous ne diffusons cependant pas de graphique et de jeu de données, car nous ne disposons pas d’une méthodologie et de données sources faisant assez consensus. Nous continuons à explorer ce sujet pour trouver une méthode qui serait plus robuste.

Quelles licences sont utilisées pour l’ouverture des publications françaises ?

L’accès ouvert aux publications scientifiques suppose non seulement la possibilité de les lire sans avoir à surmonter de barrière tarifaire ou technique, mais encore la possibilité de les réutiliser en citant leur(s) auteur(es). Les conditions précises de réutilisation sont définies au moyen de licences libres, en particulier les licences Creative Commons qui sont les plus couramment utilisées. Ainsi les éditeurs qui mettent en œuvre une politique de science ouverte devraient non seulement diffuser les publications en accès ouvert, mais y apposer une licence libre sécurisant la réutilisation des contenus par les lecteurs, qu’il s’agisse de chercheurs, d’enseignants, de professionnels ou d’autres acteurs sociaux. L’utilisation des licences facilite ainsi la diffusion des connaissances scientifiques dans la société.

Quel est l’impact financier des frais de publication ?

L’un des modèles de financement de la publication scientifique en accès ouvert repose sur le paiement de frais de publications (APC) que les éditeurs facturent à l’article et qui sont pris en charge par les chercheurs, leurs institutions ou leurs financeurs. Ce modèle est le fait d’éditeurs commerciaux, à qui il permet en particulier d’aménager une transition vers l’abandon des abonnements tout en maintenant leur marge bénéficiaire. Il se révèle très onéreux et incertain pour les institutions de recherche publiques, d’autant plus qu’il s’accompagne d’une inflation du nombre d’articles publiés. Il devrait être mis en balance avec d’autres modèles économiques vertueux – en particulier le modèle « diamant » – qui permettent une plus grande maîtrise des coûts et une plus grande équité dans l’accès à la publication pour les chercheurs.
Les archives ouvertes

Quelle est la dynamique d’ouverture des publications sur les archives ouvertes ?

Les archives ouvertes sont des plateformes en accès ouvert sur lesquelles sont déposées des publications scientifiques, qui peuvent être consultées par tous. Elles sont alimentées le plus souvent par un dépôt effectué par les auteurs, mais peuvent l’être dans certains cas par les éditeurs de revues eux-mêmes. Les archives ouvertes assument différentes fonctions : elles rendent disponibles en accès ouvert des articles qui paraissent dans des revues sous abonnement, elles assurent la conservation pérenne de la littérature scientifique et facilitent l’identification de la production d’un laboratoire ou d’un établissement. Plusieurs leviers incitatifs ont conduit à une augmentation des dépôts de publications scientifiques françaises dans une archive ouverte. C’est une obligation pour les publications issues de projets financés par l’ ANR depuis 2019. Le baromètre comptabilise également parmi les archives ouvertes les serveurs de prépublications, sur lesquels les chercheurs déposent des versions initiales de leurs manuscrits pour les proposer à la relecture de leurs pairs, avant la soumission formelle à une revue.

Quelles sont les archives ouvertes les plus utilisées pour les publications françaises ?

HAL, Pubmed Central, ArXiv et BioRxiv sont les archives qui ont accueilli le plus de publications françaises de 2020. Plusieurs facteurs conditionnent le choix par les chercheurs d’une archive ouverte pour déposer leur publication. Certaines archives font référence dans une discipline (PubMed Central (PMC) pour la recherche médicale), d’autres sont centrées sur la production scientifique d’un pays (HAL pour la France). Une même publication peut être déposée simultanément dans plusieurs archives ouvertes. Le dépôt dans des archives ouvertes d’institutions de recherche étrangères tient à la présence de co-auteurs qui y sont affiliés.

Quelle place occupe HAL dans la dynamique des archives ouvertes ?

HAL est une archive ouverte pluridisciplinaire qui héberge en majorité des publications scientifiques françaises – même si son périmètre ne s’y limite pas. Elle a vocation à jouer le rôle d’archive nationale de la recherche française, garantissant à la fois le libre accès aux publications scientifiques et leur conservation. Pour autant, HAL n’est pas la seule archive ouverte utilisée par les chercheurs français : en fonction de leur contexte institutionnel ou de leurs pratiques disciplinaires, ceux-ci peuvent privilégier des dépôts sur d’autres plateformes, en particulier lorsqu’elles ont une vocation internationale. Dès lors, la mise en place de processus permettant de référencer et d’intégrer dans HAL des publications scientifiques françaises déposées sur d’autres archives ouvertes est un axe de développement important.